23/02/2012

La douleur au cinéma ou les rides du personnage (3)

La douleur au cinéma ou les rides du personnage

“Le fou se croit sage et le sage se reconnaît fou“ affirmait Shakespeare. Dans Shutter Island, Scorsese nous invite dans l’esprit d’un psychotique. Pour ne pas faire face à sa culpabilité, Andrew Laeddis scinde sa personnalité pour devenir Teddy Daniels, Marshall enquêtant sur la disparition d’une patiente de l’hôpital Ashecliffe.

La douleur au cinéma ou les rides du personnage (2)

La douleur au cinéma ou les rides du personnage

Voici la définition de la douleur telle que décrite par “l’IASP” (International association for the study pain) : “la douleur est une expérience émotionnelle et sensorielle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en des termes évoquant une telle lésion”. Voilà qui a le mérite de mettre en avant les déficiences affectivo-émotionnelles que peut engendrer l’affliction, mais une telle définition a tendance à négliger un aspect de la douleur qui ne torture plus simplement le corps et l’esprit en partant d’un dommage

La douleur au cinéma ou les rides du personnage (1)

La douleur au cinéma ou les rides du personnage

L’actualité cinématographique récente offre une occasion de réfléchir la façon dont les personnages évoluent au sein de la fiction. La personnalité d’un personnage de cinéma par exemple progresse avec les incidents du récit. Son caractère s’affine, se complexifie, s’apaise ou se trouble. C’est ce que l’on nomme un arc transformationnel.

Page optimized by WP Minify WordPress Plugin